Posterous theme by Cory Watilo

Epuisé. C'est la trêve !

Encore 5 jours de travail, puis 5 jours de repos... et ce sera reparti avec la présentation de l'avant-programme... et l'année 2012 (qui précède 2013, sachez-le !).

Soit 390 jours avant le week-end d'ouverture de la Capitale.

Epuisé ; le mot qui me semble le plus adapté.

Physiquement, bien sûr, personne ne compte ses heures, psychologiquement aussi car la pression externe continue à augmenter et la pression interne due à la nature même de notre projet ne diminue pas, intellectuellement même car nous devons tout créer ex-nihilo sans modèle ni véritable aide extérieure.

Moralement, aussi, bien sûr ; pas grand chose ne nous est épargné.

Je propose une trève à Noël, Hanoucca et autres fameuses fêtes de fin d'année.

Merci pour votre compréhension.

PS : Et j'en profite pour recommander Minoofi (cupcakes, carrot cakes, cheesecakes, et autres choses qui donnent tout son sens à la vie effective)

PS2 : Bon, évidemment, le premier qui me cherche, trêve ou pas trêve, je l'atomise.

PS3 : Et si on cherche un ami à moi, j'atomise aussi.

PS4 : Minoofi est réservé à des gens sympas et agréables.

Faire une Capitale ! #MP2013 #Marseille

Dix-huit mois maintenant que j'ai rejoint Marseille-Provence 2013. Tout est allé à un rythme spécial et unique, ni très vite ni très lentement, mais juste le rythme d'une Capitale qui se construit.

Concrètement, entre les guerres de tranchées où nous devons tenir la ligne de front (#TLLF), la Programmation qui s'écrit dans un dialogue improbable avec les opérateurs culturels, les partenaires institutionnels, les porteurs de projets, les comités territoriaux et une équipe qui s'écrit elle-même en mode start-up, le temps est tour-à-tour lent, rapide, reculant, tourbilonnant, inexistant.

Sur la ligne du temps, nous avancons inexorablement vers 2013. Sommes nous prêts ?

Notre territoire, comme nous-même ses habitants, sommes dans une obligation de résultats.

Vu de l'extérieur de la tour d'ivoire, il est plus que légitime de se demander ce que nous faisons, et là où nous en sommes. Une chose est certaine, l'équipe est au travail avec une responsabilité énorme et un travail tout à fait considérable, et nous en sommes tous bien conscient.

Pourtant, ce n'est pas nous qui feront (enfin) fonctionner le Ferry-Boat, qui empécheront les grèves du Port, ou qui feront le ramassage des encombrants... Chacun à son niveau, à la place qui est la sienne, doit aussi faire cette Capitale. Ce n'est seulement notre horizon commun, le chemin que nous prendrons ensemble déterminera là où nous arriverons, et ce que nous allons être et devenir.

Pour ma part et avec une super équipe (@Nico_IHAI, @AntoineGuyon, @AudreyBrossat et Rhonda qui bizarremement n'est pas sur Twitter), nous créons le territoire et la stratégie numérique de #MP2013 afin que ce soit une Capitale pour tous les publics, sur tous les médias et dans tous les lieux, y compris virtuels.

Nous sommes sur tous les sujets, du NFC au WiFi, en passant des sites Web aux applications mobiles, des réseaux sociaux aux réseaux de contenus, de la gamification à la déportalisation, de l'ouverture des données publiques (#OpenData) à la pérennisation de services en lignes.

Nous préparons ce qui est déjà le lieu principal où l'on parle de #MP2013, et ce qui à l'évidence le sera encore tout au long de l'année 2013. Je le dis chaque fois que j'en ai l'occasion, Internet est un τόπος (lieu). Un lieu bien réél où il se passe des choses, où les gens se rencontrent, discutent, s’aiment, se haïssent, recommandent des spectacles, échangent des idées, jugent une programmation, etc.

Le numérique n'est pas un monde à part, ce n'est pas le monde des robots. C'est le notre ! C'est le simplement prolongement de la réalité physique par d'autres moyens.

Nous avons hâte de pouvoir communiquer sur ce que nous faisons, et sur ce que nous ferons.

RV le 19 janvier 2012 pour la présentation de l'avant-programme.

 

 

Intervention aux 1ères Rencontres de Pays Basque Numérique

Dans le cadre de sa démarche de prospective territoriale « Pays Basque Numérique », l’aNTIC Pays basque  – Agence des Nouvelles Technologies de l’Information du Pays Basque, organise le Jeudi 27 octobre 2011 sur le campus scientifique et technologique de Montaury à Anglet (Pyrénées Atlantiques) une journée de réflexion sur les technologies numériques appliquées à l’aménagement urbain et en particulier sur « la ville ouverte à tous » avec comme fil conducteur le sujet de « l’ouverture des données publiques » comme moteur de la fabrication de nouveaux services urbains innovants.

A destination des élus locaux, territoriaux, des acteurs du développement économique et de l’aménagement urbain, cette manifestation est pensée au travers de séances plénières, d’ateliers de travail et de démonstration comme une vaste plate-forme collaborative permettant de mieux appréhender comment le numérique et les technologies associées peuvent contribuer à valoriser les transports publics, à repenser les déplacements, à codesigner la ville avec ses habitants, etc.

J'interviendrais dans l’Atelier 1 « Les écrans dans la ville » qui se tiendra le Jeudi 27 octobre 2011 de 11h00 à 12h30 à l’IUT Bayonne – Pays Basque de Montaury à Anglet où je pourrais notamment parler de la stratégie d'ouverture des données publiques de Marseille-Provence 2013, et du Cadre Numérique Territorial commun.

 

Intervention à la Conférence de l'Atelier Français :"Open data : l'exception culturelle ?".

Le 13 octobre à 19h à la Gaîté Lyrique (Paris) aura lieu une conférence sur l'Open Data et la Culture. Cette conférence de l’Atelier Français émane d’une volonté de clarifier les enjeux de la libération et de la réutilisation des données culturelles : 

De quelles “données culturelles” parle-t-on - bases de données de musées, agendas culturels locaux, bibliographies ? Qui possède ces données - établissement culturels, ministères, collectivités, industries culturelles ? Pourquoi les “libérer” ? Comment faire évoluer le cadre législatif autour des données culturelles ? Enfin, quels business modèles inventer pour valoriser les données culturelles ?

J'aurais le plaisir d'intervenir au côté Danièle Bourcier, directrice de recherche au CNRS en droit et technologies de l'information et responsable scientifique de Creative Commons France. Ce sera bien sûr l'occasion de parler du Cadre Numérique Territorial Commun et des projets Open Data de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la cuture.

Informations & Inscription sur le site de l'Atelier Français.

 

 

 

Marseille : ville touristique/patrimoniale ? Ville internationale ? Le temps des choix. #MP2013 #Marseille #MPM

Rencontre intéressante avec @cybernostra et @wishroom (Octobre Numérique / Demoparty) au #Lift11 où nous discutions des opportunité pour 2013, et cela me rappelle à propos qu'aux détours de débats sur la places des Cultures numériques dans la représentation de la culture en général se construit en filigrane un modèle de développement pour notre ville elle-même.

Quel modèle pour Marseille ?

Marseille est souvent comparé à des villes comme Barcelone, ou Gènes : des villes du sud de l'Europe.

Au Sud de la France, au Nord de la méditerranée, Marseille est d'évidence une ville arabe, une ville italienne, une port méditerranéen...

... Mais dans son modèle de développement, dans son modèle de déploiement de son identité qui advient, que devons-nous viser ?

Oui, nous avons un front de mer, une rade, un port exceptionnels qui ne peuvent que plaire aux touristes.

Devons-nous pour autant patrimonialiser notre cité, et en faire une esplanade touristique à ciel ouvert entre soleil et mer ?

Ville d'un certain nord, mon Marseille idéal se rapproche plus d'Helsinki, de Londres ou de Berlin. 

La conquête des friches urbaines, l'appropriation d'un territoire mixte entre nature et urbanité, la création d'équipements bruts sinon brutaux qui installent définitivement notre cité dans un futur-qui-est-déjà-là, les créativités numériques et artistiques qui se croisent et s'accouplent, les innovations sociales, entrepreneuriales, artistiques et culturelles, démoparty, scènes underground, et autres étrangetés.

 

Ce que le Sud attends de nous, c'est bien que puissions assumer d'être au Nord.

 

Juillet 2011 : Marseille se rapproche de la croisée des chemins :

- La métropolisation et la naissance d'un véritable pôle métropolitain pour 2012

- La construction créative de notre Territoire avec Marseille-Provence 2013

- Les élections territoriales et municipales de 2014 (Facebook)

Le temps accélère...

 

 

 

Retour sur le lancement du Social Media Club Marseille : la 5ième fracture numérique #smcMars

Nous organisions le 27 juin dernier une soirée de lancement du Social Media Club Marseille à la Bo[a]te avec comme sujet : "Twitter, le prochain Pulitzer ?"@NZidane@Andre_fournon@philippepujol@pboucaud et @Rubin ont expliqués les enjeux et le quotidien de journalistes "face" à Twitter.

Intéressant, et tout à fait édifiant sur bien des points, et je n'en retiendrais ici qu'une sélection partielle (partiale ?) :

1.) - Certains attendent qu'Internet soit vraiment là, et que les annonceurs s'y investissent.

2.) - Internet, et le web en particulier, est toujours considéré comme un média sur lequel on diffuse l'information i.e. un support

C'est pour moi l'illustration flagrante de ce que j'appellerais la 5ième fracture numérique. Il ne s'agit pas d'une fracture générationnelle, de catégories sociales, d'accès aux réseaux (au haut débit) ou de taux d'équipement, ou encore d'un problème cognitif de traitement des informations mais bien d'une fracture paradigmatique.

@rubin a raison d'insister sur la portée symbolique de la décision du CSA d'interdire l'utilisation des termes Twitter et Facebook à la télévision, c'est même tout à fait symptomatique non pas d'un refus d'acceuillir un nouveau monde qui advient, mais bien de refuser le monde tel qu'il est déjà. Cela me ramène 15 ans en arrière quand Internet emergeait véritablement... mais là nous n'en sommes plus dans cette phase du tout.

Internet n'est plus seulement un support : c'est un lieu. Un vrai lieu. Pas un lieu physique, certes, mais un lieu réel où ils se passent des choses. Penser le contraire revient chaque fois à être bloqué sur une matrice intellectuelle qui oppose le réel au virtuel, alors que le réel s'oppose au fictif.

Internet est déjà là. Les annonceurs sont déjà là : Internet a dépassé la télévision depuis 2007 au Royaume-uni (en volume et en valeur)... C'était il y a 4 ans... Les 25% de la croissance française qui proviennent de la filière Internet en 2010 en France sont quand même significatif. Les chiffres sur ces sujets sont tellement abondants et sans ambiguité...

La 5ième fracture est pour moi un refus de voir la réalité telle qu'elle est.

Ce refus existe dans des pans entiers d'activité en France. Le monde de la culture et des collectivités territoriales par exemple : pour une entité qui a compris, combien sont encore à la traîne ? Le gouvernement a semble-t-il compris cela depuis quelques mois... nous jugerons sur pièce ! Pour le moment, et sur ces dernières années, j'ai surtout vu les patrons du CAC40, et peu les (vrais) entrepreneurs de ce pays (et pas forcémment en entreprise, mais dans tous les domaines y compris non-marchands...).

J'ai encore souvent l'impression d'être un OVNI dans mon travail. Entrepreneur Internet dans une projet institutionnel et culturel, c'est sûr que je l'ai cherché.... Mais quand même, j'ai envie de dire : "Wake up, gals & guys".

Pourquoi parler de fracture paradigmatique ? Car sans repenser les fondements mêmes de ce que nous pensons, et notre manière même de penser... nous sommes collectivement condamnés à l'échec.

Déconstruisons intellectuellement ce qui nous empèche d'avancer, et de voir le monde tel qu'il est déjà.

Sans cela, comment comprendrions nous cela qui va advenir ?

Cette soirée était en ce sens une vraie réussite. La confrontation d'idées, le débat, le partage d'expériences, et sans doute l'écoute, la présence et la motivation d'une soixantaine de personnes contribuent à cette deconstruction qui me semble essentiel. C'est sur cette base que nous construirons notre avenir.

 

Une théorie de l'intention à l'épreuve de l'affaire #DSK

Au-delà du débat sur le degré de culpabilité et d'innocence de #DSK dans l'affaire qui porte désormais son nom, se dégage en trame de fond de l'argumentation une structure de pensée philosophique sur laquelle il est intéressant de se pencher quelques minutes.

Que savons nous ?

L'agresseur présumé :

- aurait fermé la porte pour l'empêcher de quitter la pièce
- aurait touché sa poitrine sans son consentement
- aurait tenté de retirer de force ses bas et lui aurait touché la zone du vagin de force
- aurait forcé sa bouche à toucher son pénis à deux reprises
- n'aurait pu commettre ces actes qu'en utilisant sa force

Le récit de ces actions, qui me parait, malgré mon affection pour DSK, tout à fait vraisemblable est une suite linéaire d'actions décontextualisées, et sans "sujet" propre autre que l'opérateur logique des actions.

Bref, c'est tout entièrement une philosophie de l'action analytique qui sous-tends la démarche de l'accusation.

Je ne jugerais pas ici la question de savoir si c'est une bonne chose, ou non, mais cela fait écho pour moi à ce que j'écrivais il y a quelques années, et que je copie-colle ci-dessous.

« En effet dans l’Odyssée, le sujet n’est pas long. Un homme erre loin de son pays pendant de nombreuses années, étroitement surveillé par Poséidon et isolé. De plus les choses se passent dans sa maison de telle sorte que sa fortune est dilapidée par des prétendants et son fils livré à leurs embûches. Il arrive lui, en proie à la détresse, et s’étant fait lui-même reconnaître de quelques-uns, il attaque et est sauvé tandis que ses amis périssent. Voilà ce qui appartient en propre au sujet ; le reste est épisodes. » (Aristote, Poétique, §17, Tel Gallimard, 1996.).

Lors d’une conférence (12 nov. 2003) au Collège de France de Vincent Descombes, ce dernier expliquait en quoi toute sa recherche personnelle sur la structure des phrases narratives  se résumait bien à la question de savoir qu’est-ce qui était « sujet » et qu’est-ce qui était « épisodes ». Sans entrer dans de longs débats narratologiques, il est bien évident que la prééminence accordée à telles ou telles parties oriente de manière sensible toute réflexion sur les enjeux narratifs et la place du sujet (prenons le terme dans sa polysémie) et installe une hiérarchisation qui se mue de manière presque obligatoire en système de valeurs.

Dans le même ordre d’idées, Vincent Descombes proposait par exemple de résumer À la recherche du temps perdu par « Marcel devient un grand écrivain ». Cette dernière phrase étant supposée être le logos du texte.

[...]

C’est sur cette base, sur ce choix de départ que vont par la suite se cristalliser toutes les apories imaginables. Toute la philosophie analytique repose justement sur la possibilité d’ôter au « sujet de l’action » une partie de  ses prédicats. Le parallèle peut se faire : il s’agit d’enlever autant de prédicats qu’on pourrait enlever d’épisodes à l’Odyssée d’Homère de manière  à en isoler le sujet, et à permettre ainsi de le circonscrire. Cela suppose bien évidemment qu’aucun des épisodes ne soient « essentiels ».

Il y a ainsi dans l’Intention d’Anscombe une sémantique de l’action où le sujet est réduit à sa plus simple expression. Ce dernier est « nommé ». Rien de plus. L’action constatée est convertie en description, et à partir de cette dernière qui est, par définition, narrative, Anscombe reconstruit l’intention du sujet.

Le « sujet de l’action » se transforme alors en « sujet logique » de la proposition et perd au passage sa complétude et son unicité. Il devient même remplaçable puisque selon Anscombe, nous pourrions très bien remplacer le sujet de telle ou telle action par un autre sujet de la même manière que nous pourrions donc remplacer tel épisode par tel autre épisode dans l’Odyssée d’Homère.

Or, dans ce dernier cas, si nous pouvons remplacer un sujet par un autre sujet, il faut bien se rendre compte que c’est la forme narrative elle-même qui est « prédiquée » et plus le sujet de l’action. 

Paradoxalement, les actions et passions ne sont plus vraiment celles des sujets, mais des épisodes ?

Bien entendu, il faut bien un « sujet de l’action », ce dernier reste pour une très large partie tout à fait nommable. Pourtant le débat analytique ne se limite jamais au « sujet logique » et tend toujours, d’une manière plus ou moins volontaire, et plus moins cachée, à étendre son analyse de la phrase au « sujet de l’action » lui-même.

Ainsi, dans le cas de l’Intention d’Anscombe, le  « sujet de l’action » est pensé et définit à partir de l’analyse de la description strictement narrative d’un tiers « neutre » d’une action justement attribuée non pas au « sujet de l’action » mais bien au « sujet logique » de la phrase. Dans la plupart des cas, cela s’avère relativement opérationnel puisque « en gros » l’action d’un homme, c’est son intention. Mais il faut comprendre que de cela, on ne peut pas déduire le mouvement inverse sauf à savoir justement ce qu’est l’intention du « sujet de l’action ».

La théorie Anscombienne propose de découvrir l’intention d’un homme à travers ce qu’on ne sait justement pas et ce qu’on cherche à découvrir i.e. son intention. Dans ce débat, nous pourrions déduire des théories leibniziennes que l’étude de l’action d’un homme nous en apprendrait certainement beaucoup sur son action, mais pas plus puisque nous ne sommes pas en mesure de faire  rentrer « la série entière des choses  » dans notre analyse.

 Nous pourrions ensuite  avancer qu’altérer la « complétude » et  « l’unité » de la notion du sujet pervertit de manière définitive notre étude sur le sujet lui-même, sur son action et  son intention.

Certes, nous pouvons dans un tel cas « approcher » ce qu’a été l’intention d’un homme puisque cette dernière est souvent mise en pratique ; par contre prétendre pouvoir remonter la suite des raisons en choisissant soi-même les termes de la proposition consiste nécessairement à exclure du sujet ce qui le constitue : l’action elle-même voire l’événement.

Le contexte, les raisons, les motifs, les personnes ne sont pas uniquement une suite d'actions objectives et constatables...

 

Bilan d'étape d'un entrepreneur : encore (plus que ?) 585 jours d'ici l'année 2013

Bilan d'étape pour mes 12 premier mois après mon arrivée à Marseille-Provence 2013, il reste encore 585 jours d'ici 2013...

Arrivé direct de Criteo* que j'ai quitté à la fin du mois de mars 2010... j'étais 12 jours plus tard dans un monde différent.

[Mode lecture rapide]

Start-upper Internet au sein d'un projet institutionnel et culturel, je me sens pourtant tout à fait à ma place.

Les enjeux sont majeurs, et nous sommes en mode projet avec un "business plan" (ma terminologie... pas celle de BL ou de JFC ^^) au service d'une vraie cause.

Réussir la stratégie numérique d'une capitale européenne de la culture est "facile" si on se contente de penser qu'on fera un site Web, et puis voila, ou bien si l'on croit qu'il suffit de saupoudrer du social pour être dans l'air du temps... mais la vérité est évidemment ailleurs.

Tout au contraire, ce que nous sommes en train de construire (et dont quasiment rien n'est déjà visible) est un vrai projet de start-up. Le challenge est passionnant.

[Mode retour philosophique vers le futur]

Finalement ! Après une petite quinzaine d'année de start-up Internet, d'aller-retour entre études de philo et entrepreunariat, de balades entre Paris, New-York, Bruxelles, et autres épopée...

... je suis arrivé dans un lieu-concept qui fait écho à ma pensée (sic) en réconciliant ma structure intellectuelle avec le sujet même de mon action.

Pour le dire plus simplement peux-être : je suis là ou je dois être par rapport à la manière dont je pense et conçoit le monde.

Très chers collègues et amis : je ne suis pas informaticien ! Internet n'est pas de l'Informatique.

Certes, je comprends relativement bien les enjeux techniques et technologiques ; je suis aussi plutôt un Geek et je travaille dans le secteur Internet depuis quelques années déjà, mais je suis essentiellement tout à fait ça, simultanément et sans contradiction aucune, et autre chose aussi.

A savoir un intellectuel... au sens strict du mot i.e. qui conçoit le monde autant qu'il le perçoit ; qui souhaite le transformer autant qu'il est transformé en retour.

La stratégie numérique n'est pas simplement technique, Internet n'est pas seulement un support et/ou un media.

Révolution des outils bien sûr, mais surtout révolution des usages, et des structures même de notre compréhension du monde.

Passer à côté du numérique serait passer à côté de l'ambition culturelle et artistique de cette Capitale.