[Blog] : de mini-boss à boss de fin de niveau ^^.

Près de deux ans déjà à Marseille-Provence 2013,  et me voilà promu* en boss de fin de niveau (Directeur adjoint de la Communication, en charge du numérique) !

Important pour moi, bien sûr, c'est la récompense du chemin et du cheminement parcourus avec mon équipe au sein de l'Association.

Important aussi, je le crois sincèrement, pour notre stratégie numérique. Il ne s'agit plus de faire "du numérique" en dehors de la communication comme si c'était tout autre chose mais bien de prolonger la communication par d'autres moyens.

Seulement 268 jours nous séparent de l'année 2013... et il reste tant à faire dans les semaines et les mois qui viennent : lancement de notre programme OpenData, de la mobilisation sur le Web et en dehors, changement d'hébergeur web, signature partenariats technologiques, annonce du Programme officiel, du nouveau site web, des applications mobiles, des site dédiés à des projets, des réseaux sociaux à animer, des médias à créer, diffuser et faire vivre. Bref, faire une Capitale n'est (toujours) pas de tout repos.

Retour sur les 24 derniers mois : je suis toujours très heureux d'avoir fait le choix probablement improbable de quitter Criteo pour Marseille-Provence 2013, j'agis de l'intérieur pour Marseille, sa métropole, son pole métropolitain, sa région et tous nos voisins ce que je ne pouvais avant que critiquer de l'extérieur.

Tout n'est pas parfait, tout est très loin même d'être idéal dans ce que nous donnons aujourd'hui à voir mais peu imaginent que nous devons résoudre chaque jours des quadratures de cercles chaque fois plus difficile et plus complexe.

Reparlons-en les 9 mai, 21 juin, et dans le courant du mois d'octobre. ;)

 

* Entré en avril 2010 comme Responsable Internet & Nouvelles technologies.

Le fond et la forme de la nouvelle gouvernance : Transparence et E-démocratie

Après une première lecture de l'article de Séverin Naudet sur la Nouvelle gouvernance : Transparence et E-démocratie, je ne peux qu'adhérer aux grands principes qu'il propose avec quelques petites remarques sur la forme des réformes proposées.

1. CONSACRER LE PRINCIPE DE TRANSPARENCE DES INSTITUTIONS DANS LA CONSTITUTION

Changer la constitution ? Je continue à ne pas comprendre pourquoi tout le monde veux changer la constitution tout le temps pour y introduire de nouvelles opinions. De grâce, faisons des lois quand c'est nécessaire et réservons la constitution à ce qui change en termes régaliens pour notre pays.

A ce rythme là, chacun va y ajouter son petit mot doux, son dernier avis de consommateur, son opinion éclairée par le journal télévisé et autres super idées que nous avons le matin en nous rasant.

2. CREER UN CONSEIL SUPERIEUR DE LA TRANSPARENCE ET DES LIBERTES

Encore un machin ? Je propose au contraire de tous les supprimer (CSA, Hadopi, etc.). Il suffira de donner plus de moyens à la justice, de permettre les actions collectives et d'avoir de bons avocats. Au fond, les conseil supérieurs et hautes autorités servent à quoi ?

Certes, elles permettent de recaser pas mal de gens mais il me semble que cela peux difficilement être une raison suffisante.

3. ADOPTION D’UNE LOI « TRANSPARENCE ET LIBERTES », LE DROIT A L’INFORMATION

Bien sûr. Pas étonné de voir les thèmes choisis en exemple, mais j'en aurais évidemment choisi d'autres. Question de bord politique, je suppose.

4. UN PARLEMENT TRANSPARENT ET OUVERT

Rien à redire.

5. LES CITOYENS AU CŒUR DE LA REPUBLIQUE

Hmmm. Comment dire. Le chemin à parcourir sera long, mais une partie peux-être faite ensemble.

[...]

Tout cela est bel et bon, mais en matière de transparence et de démocratie, nous n'avons pas vraiment besoin d'Internet. Je m'explique ! Internet est un lieu, un outil, un support, un média, un magasin, un espace de discussion et autres... mais il ne crée qu'à la marges des nouveaux usages démocratiques. Oui, nous pouvons discuter ensemble sur Facebook ; quelle belle affaire.

Ne cachons pas la forêt avec de gros arbres : la transparence commence par des choses très simples. Donc oui, je suis évidemment favorable à tout cela mais n'en faisons pas l'affaire du siècle.

Je salue le travail considérable fait avec le projet #OpenData du gouvernement, mais quand même la création d'un Conseil National du Numérique d'un côté et la participation de la plèbe sur Facebook aux grands débats e-démocratiques constituent surtout des pis-aller. Mieux que rien bien sûr, mais ne constituent certainement pas de vraies réformes.

La vraie réforme consiste à être dans la même matrice que la population de ce pays pas d'inventer des outils qui permettront la médiation entres des mondes qui se méconnaisent.

Le numérique : entre transversalité, autonomie et néant

Une année 2011 riche d'enseignements dont les leçons les plus essentielles ne sont pas comprises.

Nous totalisons près de 125 000 visiteurs uniques sur notre site Web, quelques milliers sur les différents réseaux sociaux, dizaines de vidéos, centaines d'articles, et une diffusion numérique de notre avant-programme qui est plus du double du tirage papier pour un coût évidemment sans comparaison, et pourtant... pourtant...

Nous sommes toujours à contre courant, quatrième roue du carosse quand on peut faire la route, et plus souvent sur notre propre chemin avec notre propre véhicule.

Enfin... le combat continue.

Présidentielles... et RSI !

Papiers du week-end, le RSI s'est enfin rendu compte que je ne devais plus être affilié chez eux !

Après une dizaine de courriers recommandés, quelques huissiers et plusieurs oppositions au tribunal des affaires sociales...

Ils viennent donc de se rendre compte qu'ils m'avaient eux-mêmes radié le 26 janvier 2009. Depuis, d'ailleurs, mon dossier n'est pas arrivé à Marseille ; pas le système informatique m'ont-il-dit... c'est compliqué. Ils vont donc je suppose arréter de me demander des cotisations 2010, et 2011...

Le RSI, ce truc improbable qui ne fonctionne pas ; ça c'est un vrai sujet pour les présidentielles !

Et là nous sommes dans les postures, et jamais dans les ruptures. Pas la peine de s'enflammer sur le monde de la Finance, ou l'inégalité entre les civilisations, expulser les cerveaux étrangers à tout va, faire une loi pour chaque fait divers, faire le malin à la télé pour ne rien dire.

Nous ne pourrions pas juste regarder & comprendre notre pays, et réformer vraiment ?

Pas la peine d'être un grand idéologue de gauche ou de droite quand même : réformer le RSI par exemple c'est comme être contre la misère, on devrait être tous d'accord... et c'est une VRAIE priorité, pas du tout un truc anodin.

Mais une vraie réforme, pas simplement simuler l'assemblage d'entités distinctes, renommer le bouzin, faire un nouveau logo, et dire voilà c'est fait.

Enfin, il doit juste y avoir dans les 95% des commerçants, artisans, entrepreneurs et autres de ce pays qui doivent être d'accord pour changer cette abomination.