Nous ne serions pas marseillais
Merci à @Twestival13 pour le lien.
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Vous innovez dans la façon d’utiliser les technologies numériques ? Vous inventez de nouveaux usages ? Que vous soyez créateur, chercheur, entrepreneur, acteur associatif, acteur public, étudiant, etc… n’hésitez pas à candidater !

Votre candidature peut-être une idée, un projet embryonnaire, une phase de prototypage jusqu’au produit en phase de lancement.
Toutes les finalités sont acceptées : économiques, sociales, culturelles, scientifiques...
Tout savoir sur ce 12e Carrefour des Possibles en PACA, et déposer un projet
--- Information que je relaie (je n'organise pas... mais je serais présent !) ---
Au cours d'un déjeuner avec @Rubin et @tinoop où nous parlons des Open Coffee Club marseillais, Rubin pointe à très juste titre après son diner avec Eric Besson (et autres happy few) que l'on oublie souvent le terme d'économie dans Économie Numérique.
Il faut bien comprendre qu'avoir Twitter ou Facebook ne garantit en rien qu'on ai compris quelque chose au numérique, et vice versa. Et encore moins à l'économie numérique ! La compréhension de quelque chose n'est évidement pas réductible à l'expérience qu'on en a : il y a bien des vieux cons... Comme il y a des des "natifs digitaux" qui ont la compréhension avec une expérience quantitativement faible... Je m'égare, ok.
Pour en revenir à l'économie, Internet serait responsable de 25% des emplois crées depuis 1995 (voir l'étude de McKinsey). Je n'en suis ni surpris ni étonné, mais j'aimerais dans l'intérêt supérieur de notre pays que tout le monde, et particulièrement les politiques et les "intellectuels", comprennent ce que cela veux vraiment dire, et ce que cela dit.
Étant au croisement des générations X et Y, et étant moi-même depuis près de 15 ans dans l'Internet, corps et âme, si je peux dire, c'est un vieux sujet pour moi ! Avant ça, déjà dans le numérique, je luttais pour avoir un ordinateur (TO7, Amstrad, Amiga...) en essayant de convaincre avec plus ou moins de succès que le monde, le mien en tous cas, changeait, accélerait, le temps réel allait vite devenir un hypertemps où il était impossible de raisonner en des termes trop spatiaux et linéaires.
Bref, tout cela pour dire que cette étude me fait plaisir, et que je me permets donc d'envoyer mes meilleures salutations à Finkielkraut (voir la vidéo culte), et à tous ceux qui racontent n'importe quoi sur un sujet auquel ils ne comprennent rien.
Et pour conclure :
Et nous, la nouvelle économie comprise comme telle... c'est pour quand ?
Ces enfants habitent donc le virtuel. Les sciences cognitives montrent que l’usage de la toile, lecture ou écriture au pouce des messages, consultation de Wikipedia ou de Facebook, n’excitent pas les mêmes neurones ni les mêmes zones corticales que l’usage du livre, de l’ardoise ou du cahier. Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois.
“Ils ne connaissent ni n’intègrent ni ne synthétisent comme nous, leurs ascendants. Ils n’ont plus la même tête.
- Par téléphone cellulaire, ils accèdent à toutes personnes ; par GPS, en tous lieux ; par la toile, à tout le savoir ; ils hantent donc un espace topologique de voisinages, alors que nous habitions un espace métrique, référé par des distances. Ils n’habitent plus le même espace.
Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années soixante-dix. Il ou elle n’a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n’habite plus le même espace. Né sous péridurale et de naissance programmée, ne redoute plus, sous soins palliatifs, la même mort. N’ayant plus la même tête que celle de ses parents, il ou elle connaît autrement.
Michel Serres
Eduquer au XXIe siècle | LEMONDE.FR | 05.03.11 | Lire l'article en entier (c'est édifiant, et nécessaire !)